Au revoir - Ina Ich

Au revoir - Ina Ich

Le soleil me tapait sur le visage. Aucun nuages a l'horizon. Je marchait, seule ... Les écouteurs aux oreilles, des étoiles pleins les yeux et ces douces paroles sur le bout des lèvres. Un vent léger me tapait doucement au visage et je continuait ma route. Je pensais ... Je pensais à elle. Rien ne pouvait m'arrêter pas même ces gens si Fade. Tous pressés autant les uns que les autres, ils marchaient aussi vite qu'ils le pouvaient et ne faisaient pas attention aux autres passants. Alors pourquoi devrais-je y faire attention ?
Je bousculais ces personnes et continuait ma route. Pas un regard, une excuse ni même un petit sourire. Rien. Ce long chemin qui m'attendait m'importait plus que tout. Je ne savait pas où il allait me mener, mais je voulait le savoir ... C'était long, très long. Je continuais d'avancer et peu à peu je l'aperçu. Elle. Celle à qui je pensais pendant tout ce temps, celle qui m'a fait souffrir comme jamais on ne l'avais fait mais qui malgrés tout m'avait rendue heureuse. Ce n'était pas possible. Après tout ce qu'il y a eu comment pouvait-elle être encore là ?! Mais, elle était si belle. Son magnifique sourire m'éblouissais à en perdre la tête. Mais je ne voulait pas retomber dans son piège. Son piège ... Pourrait-je appeler ça un piège ?! Je ne sais pas ... Mais je sais que je ne supporterais pas de revivre tout ça. Je la regarde une dernière fois et m'efforce à faire demi-tour. Quand je m'apprêtait a le faire, je sentit une main me rattraper. Je voulait partir, partir loin, courir à en tomber morte de fatigue mais être sure de ne plus avoir a l'affronter ... Je ne pu le faire. Je me retournai et plongeai mes yeux dans les siens. Elle était vraiment sublime. Elle me regarda, elle aussi, profondément comme elle savait si bien le faire et s'excusa de tout ce qu'elle avait pu me faire ...
Drrriing Drrrring ... Le bruit du réveil me réveilla et tout ce jolie rêve était bien fini ...
Je me doutais bien que ça ne pouvait être vrai ... Malheureusement ...

# Posté le dimanche 15 juin 2008 07:31

Modifié le vendredi 07 novembre 2008 14:30

We are broken - Paramore

  We are broken - Paramore
J'étais allongée dans l'herbe légèrement humide, les yeux rivée vers le ciel et la tête remplie de rêves. Je regardais les Nuages ... Je retombait a l'époque de mes 6 ans où je les regardais et trouvait une forme spécifique pour chacun. L'un était un crabe alors qu'un peu plus loin j'y voyais un Lion. Je me sentais bien et légère. Un calme indéfinissable régnait. Ca faisait du bien ... Pas de pleures d'enfants mécontents, pas d'aboiements ni de bruits de voitures ... Absolument rien pour me déranger. Je restait plantée là pendant des heures ne voyant pas le temps passer. Un jour, alors que je contemplais encore et toujours ce ciel d'un bleu magnifique je sentis pour la première fois une présence. Elle s'allongea à mes côtés et ne dit pas un mot. Nous sommes restées là durant toute l'après-midi en ne faisant aucun bruit puis je partis sans me retourner. Le lendemain je revins et la vis a la même place que la veille. Ca m'intriguait ... Je me lançai et lui demandai ce qu'elle faisait encore là. J'eus comme seule réponse "Je pense ". je n'insistai pas ... Nous avons passé toutes nos après-midi ensemble allongée dans cette herbe fraîche. Un jour, elle me demanda pourquoi je venais tout les jours ici ?! Je lui répondit que le calme m'inspirait ... Elle n'arrêtait plus de me questionnait. J'y répondit naturellement et demandai Pourquoi un tel changement c'était-il produit ?! Elle ne me répondit pas, se leva, me regarda et me dit "Merci" puis repartit. Je songeai a ces dernières paroles toute la soirée. Le lendemain elle n'était pas là ... Le sur lendemain non plus et je ne la vit plus jamais ... Pourquoi m'avait-elle remerciai ? On ne le sauras jamais ...

# Posté le mercredi 18 juin 2008 10:18

Modifié le samedi 20 décembre 2008 13:19

Je veux vivre - Cox

Je veux vivre - Cox

J'étais assise sur une chaise, dans cette chambre si froide et livide dans laquelle je venais de m'enfermer, Pour ne plus avoir à supporter ça. C'était trop dur. Le seul sentiment que j'éprouvais était la peur. La peur atroce de tout perdre en un dixième de seconde, de perdre ma vie de famille mais surtout de me retrouver seule. Je ne supporte pas la solitude. J'entendais mes parents se disputer encore et encore. Mais je ne pouvais rien faire. Je montais de plus en plus le son de la musique mais ça ne changeait rien... Je les entendais toujours. Entre les pleurs, les brisements, les claquements de portes et les hurlements, je savais ce qu'il ce passait. Pourtant je restais là, à ne rien faire... Et, de toute façon, que pouvais-je faire pour les arrêter ? Mon avis ne comptait absolument pas dans ces situations...
Tout ça avait duré une semaine, au moins. Une semaine durant laquelle je restais cloitrée dans cette chambre, les yeux encore mouillés de mes larmes et rivés sur l'écran d'ordinateur, les mains tremblantes et des migraines à n'en plus finir. Je n'osais pas descendre. La peur qui m'avait envahie était trop forte. Mon estomac n'avait le droit qu'à du Coca en guise de "repas" mais l'envie de manger m'avait était enlevée. Et je restais là, dans cet état . Qui se souciait de moi, de toute façon ? Personne...
Alors, si je mourrais, qui s'en soucierait ? Personne également...
C'est pour ça, qu'aujourd'hui, à l'heure où je vous "parle", je suis morte. Je ne me suis pas donné la mort. Je ne suis pas assez bête pour ça. Je suis Morte de toute cette souffrance accompagnée de sa meilleure amie, l'indifférence...


# Posté le mercredi 25 juin 2008 04:39

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 10:54

Brokencyde - Drop Dead

 Brokencyde - Drop Dead

J'étais allongée sur mon lit. Emmitouflée dans ma grosse couverture mauve. Les cheveux en bataille, le visage plus que pâle recouvert de maquillage dégoulinant de partout. Je sentis une douleur atroce me détruire le ventre, qui me fit me recroqueviller sur moi-même. Les larmes me montèrent aux yeux, à nouveau, mais elles n'arrivèrent plus à couler. Peut-être que je n'en avais plus la force. Je regardai l'heure et vit 14h. Cela faisait maintenant cinquante deux heures très exactement que j'étais là, à attendre. Attendre quoi ? Je ne sais pas. De l'amour peut-être ... De l'amour de ces personnes que j'aime tant. Même si je ne le montre pas je n'en pense pas moins. Par-contre eux ... En même temps c'est compréhensible. Comment peut-on aimer une personne aussi inexistante que moi ? Rien que cette pensée m'attristait ... Et je restais là, comme une mort vivante presque inerte. Cela faisait maintenant une heure que j'étais là, à vous raconter ma triste vie. Une vie maussade, vide d'intérêts et incompréhensible. Pourtant, je vous la conte comme si je raconter une histoire à un enfant. Et vous, vous lisez comme l'enfant écoute. Vous ne comprenez sûrement pas mais faut-il réellement comprendre ? Je ne pense pas... A force d'écrire, la douleur s'apaise. Les larmes coulent enfin et mouillent petit à petit ma feuille envahie de mon écriture. L'encre bleue que j'avais utilisée ce mit à couler et ma feuille ne ressemblait plus qu'à un torchon... Une personne entra dans ma chambre et me fixa. Je ne la vis pas tout de suite, mais dès que je l'eus aperçue, je la fixai à mon tour... Nous étions restées là, dans cette position, durant une bonne dizaine de minutes, sans un geste ni un bruit. Elle me dit "Prouve ton amour, et tu en recevras en retour". Elle me donna un mouchoir puis repartit aussitôt... Je restai là, bouche bée. J'essuyai mes larmes a l'aide de son mouchoir et me couchai. Ma douleur s'était estompée et aucune autre larme ne venait. Je fixai le plafond d'un blanc cassé et y vit à nouveau sa phrase. Sans même pouvoir me contrôler, je descendis et fit une douce bise à toutes ces personnes. Puis je remontai, comme si de rien n'était. Je me couchais à nouveau et m'endormis, sereine, le sourire au lèvres.




# Posté le jeudi 26 juin 2008 11:28

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 15:24

Krypteria - The night all angels cry

Krypteria - The night all angels cry



Il neigeait. Je regardais ces flocons d'un blanc éclatant s'échouer sur ce sol gris, avec émerveillement.
C'était beau. Magnifique même. Mes yeux brillaient comme ceux d'une fillette voyant ce si beau spectacle pour la première fois. j'ouvris la fenêtre et glissai le bout de mon nez dehors. Il faisait froid, mais cela m'importait peu. La rue était vide. Seul un arbre et des voitures à l'arrêt la comblaient.
Un sourire s'agglutina à mon visage et y resta scotché. C'était peut-être parce-que je pensais a elle.
Elle me rendait heureuse, sans même qu'on ne s'en rendent compte. Je sortis et commença à chanter en tourbillonnant sous la neige. Je tourbillonnais, tourbillonnais, tourbillonnais. Telle une toupie. Les yeux fermés, la bouche grande ouverte respirant le bonheur et les bras ballants. J'allais de plus en plus vite sans pouvoir m'arrêter. J'allais même tellement vite que je perdis l'équilibre. Je tombai sur ce sol gelé et éclatai de rire. Toute seule dans cette rue éteinte. Soudain, une main aussi douce que celle d'un bébé se posa sur mon épaule. Je pensais savoir qui c'était, je me retournai et la vue. Elle. La personne la plus chère à mes yeux. Celle avec qui j'ai tout partagé et surtout celle pour qui je donnerait ma vie. Elle m'avait tant manquée ... Elle me tendis sa main en riant avec son rire si joliment bruyant. Je la pris et me levai. Nous éclatâmes de rire et marchâmes. Nous allâmes d'un comme un accord sur le banc situé en dessous des arbres du parc ; cet endroit si symbolique à nos yeux. C'était l'endroit où nous nous étions rencontrées. Je m'en souvient parfaitement. C'était un jour de printemps. Un soleil éblouissant m'aveuglait éperduement et je restais là sous cet arbre à fixer un point en face de moi. J'étais seule. Plus un bruit, plus une image plus rien ne pouvait m'atteindre. Pourtant, elle y était arrivée. Méluccah. Trois sublimes syllabes s'accordant parfaitement avec sa beauté naturelle. Ce jour là, voyant mon air figé, elle se plaça devant moi et ne bougea plus. Elle attendait ... Je la vis mais ne bougea pas en espérant qu'elle partirais. Ce qu'elle ne fit pas. Cela, m'agaçait de plus en plus, mais la sérénité prenait le déçus. Jusqu'au moment où elle me sauta déçue. J'hurla et lui dit qu'elle était folle. Elle me regarda l'air triste et fit mine de partir. La culpabilité me gagna et je la rattrapai en m'excusant ... Elle me fit un magnifique sourire et nous partîmes ensemble. Loin. Très loin. Un jour, alors que nous nous racontions tout et n'importe quoi, elle dû partir ... Depuis, nous ne nous étions plus vue. Et aujourd'hui, oui, aujourd'hui je la revois enfin. Ma mèluccah ...

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 07:58

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 08:25